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À qui appartient votre logo ? Cession de droits, mode d'emploi
Vous avez payé votre logo, mais vous appartient-il vraiment ? Une graphiste vous explique la cession de droits d'auteur, ce qui doit figurer sur le devis, et les pièges à éviter.
C'est la question que presque personne ne pose avant de signer, et que tout le monde se pose le jour où ça coince : vous avez payé votre logo, mais est-il vraiment à vous ? Réponse courte : pas automatiquement. Réponse complète ci-dessous, sans jargon juridique, par une graphiste qui préfère que ses clients signent en connaissance de cause.
Ce que dit le droit français
En France, un logo est une œuvre protégée par le droit d'auteur : il appartient à la personne qui l'a créé, même après paiement de la facture. Pour l'exploiter sereinement, il vous faut une cession de droits écrite. Payer la prestation achète le travail de création ; la cession, elle, précise ce que vous avez le droit de faire de l'œuvre : la reproduire, la modifier, la décliner, sur quels supports, pour combien de temps, sur quel territoire.
Sans écrit, vous êtes dans le flou. Avec un écrit trop restrictif, vous pouvez découvrir qu'imprimer votre logo sur un nouveau support ou le confier à un autre prestataire n'était pas prévu.
Ce qui doit figurer sur le devis ou la facture
Une cession propre mentionne quatre choses :
- L'étendue : reproduction, représentation, adaptation (pouvoir modifier et décliner le logo) ;
- Les supports : print, web, réseaux sociaux, signalétique, packaging, idéalement « tous supports » ;
- La durée : limitée, ou pour toute la durée de protection des droits ;
- Le territoire : France, Europe, monde.
Un point souvent oublié : les fichiers sources (les fichiers de travail modifiables). Leur remise n'est pas automatique non plus. Demandez si elle est incluse.
Comment je travaille au studio
Au Studio Citron Sorbet, c'est simple et écrit noir sur blanc dans chaque devis : à l'encaissement du projet, les droits d'exploitation de votre logo vous sont cédés pour tous supports, et vous recevez tous les fichiers utiles, y compris les sources. Votre identité vous appartient, vous restez libre, y compris de travailler avec quelqu'un d'autre demain. Une identité qui vous retient prisonnier n'est pas une identité, c'est une laisse.
Ce qui reste à la créatrice, comme pour tous les auteurs, c'est le droit moral : être créditée comme autrice du logo. Il est incessible en droit français et n'a jamais gêné personne.
Les pièges à éviter
- Le logo « gratuit » d'une plateforme ou d'une IA : au-delà de la qualité, la protection juridique d'un visuel généré automatiquement est incertaine, et son unicité jamais garantie. Difficile de défendre une marque bâtie sur un visuel que personne ne possède vraiment. J'en parle en détail dans générateur de logo ou graphiste ?
- Le prestataire qui garde les sources pour vous facturer chaque déclinaison : posez la question avant, pas après.
- Confondre cession de droits et dépôt de marque : la cession règle la relation avec votre graphiste ; le dépôt à l'INPI protège votre marque face aux tiers. Ce sont deux démarches complémentaires.
En résumé
Avant de signer avec un graphiste, posez trois questions : la cession de droits est-elle incluse et pour quels usages ? Les fichiers sources sont-ils remis ? Que se passe-t-il si nous arrêtons de travailler ensemble ? Si les réponses sont claires, vous êtes au bon endroit.
Envie d'une identité qui vous appartient pleinement ? Les tarifs du studio sont publics, cession de droits comprise.
